dimanche 23 août 2015



"La petite femelle" 
de Pierre Jaenada 

Nous avions rencontré Philippe Jaenada à l'occasion de la sortie de son précédent roman, "Sulak" qui nous avait à la fois ému et enchanté. La manière qu'a Jaenada d'explorer les archives de l'histoire pour tenter d'y dénicher la vérité complexe du destin de personnages comme Sulak, ou ici, Pauline Dubuisson, constitue une remarquable démonstration d'une des fonctions du romanesque: tenter de comprendre sans juger. 

Voilà pour l'émotion. 

L'enchantement naît du style si original de Jaenada. Entrelaçant la démarche de l'écrivain, sa vie personnelle, ses observations ironiques sur lui-même et sa manière d'écrire à l'histoire dont il dénoue l'écheveau, Jaenada détourne le lecteur de l'attendrissement et aiguise son intransigeance face aux faits que le romancier dévoile petit à petit. Du grand art. Une manière pour dire toute la vérité et rien que la vérité...ce qui a, à l'évidence manqué au procès de Pauline Dubuisson.

Nous rencontrerons Philippe Jaenada pour un interview qui sera mise en ligne bien sûr sur le site de la webradio www.espace-livres.be où se trouve toujours la rencontre que nous avions enregistrée à propos de "Sulak" . 

Il nous avait dit à l'époque quelle était, selon lui, la fonction de la littérature...

Edmond Morrel, près de Malo-Les-Bains,  23 août 2015

Pour les références du livre et autres liens, voyez ci-dessous...

samedi 22 août 2015

ça peut pas faire de mal

sur France Inter


Dira-t-on assez tout le bien qu'il faut penser de l'émission "Cela ne peut pas faire de mal" de Guillaume Gallienne ? C'est sur France Inter, en direct ou en podcast. Bonheur de l'écoute de livres lus et commentés par un lecteur fin, sensible et instruit de l'histoire littéraire. Un exemple? Je viens d'écouter sa lecture de "L'Assommoir"  ... et l'envie me gagne déjà de lire l'intégrale des Bougon-Macquart.

Un exemple? Lisez l'extrait ci-dessous...