mercredi 1 mars 2017

Serge Meurant en visite dans l'atelier d' Arié Mandelbaum


Nous avons, à différentes reprises, évoqué les publications de Serge Meurant et les ouvrages publiés dans l'entrelacement de la littérature et de l'image par les Editions L'esperluète. A chaque nouvel ouvrage, une manière d'enchantement envahit le lecteur: celui suscité par le double exercice auquel il est chaque fois invité, lire et regarder. 
Ce double mouvement s'accompagne de bien d'autres qui sont autant de croisements et de métissages entre les images suscitées par le texte à sa lecture et celles offertes par l'image à leur contemplation. Le plus enrichissant de ces allers-retours est sans doute le paysage mental qu'ils font naître. 
Le texte, transformé par la lecture, en imaginaire multiple (on sait combien la poésie de Serge Meurant, pour ne citer que lui en cette occasion, est lumière et musique, contrastes et harmonies) et l'image, dont on essaie de formuler la sensation qu'elle irradie, se mêlent sans jamais se confondre, s'entrelacent sans s'annihiler. Aucun des deux composants ne supplante l'autre. Ils sont comme des miroirs face à face, créant un infini dont le spectateur est le visiteur infatigable. 

mercredi 22 février 2017

TANGO Corinne Hoex et Martine Souren

Tango

Poèmes de Corinne Hoex et gravures de Martine Souren

Esperluète Editions





On sait de Corinne Hoex combien son oeuvre explore, sans trêve, le roman familial et la poésie de la sensualité. Au fil des livres, elle tisse des liens entre la forme poétique et la fiction romanesque comme l'a montré son dernier recueil de nouvelles, mêlant fantasmes érotiques et humour détaché, lors de rencontres fort divertissantes entre la narratrice et différents corps de métier (maître nageur, curé, archevêque...)

Cela nous avait valu de savoureux "Valets de nuit" confiés aux Impressions Nouvelles, livre à propos duquel nous avions rencontré l'auteure en compagnie d'Edmond Morrel.
Avec "Tango", Hoex retrouve à la fois la forme brève et musicale de la poésie dans laquelle elle revêt, comme dans une robe, une "éphémère de la nuit" qui "danse sans étreindre". Elle tente de se rebeller à la fois contre la robe, elle "voudrait un vêtement qui lui tienne au corps", comme on réclamerait une identité à soi. Mais la musique (et l'envahissement des gravures fascinantes de Martine Souren) interdit cette libération de l'hypnose musicale. Elle voudrait une robe qui soit à l'aune de l'envoûtement de la musique, qui "(la) tienne au corps/ comme un tanguer/comme un torero/un conquistador/et pas cette robe/ aux rubans fugaces/aux franges incertaines"

Quant à Martine Souren, elle nous donne dans ce "Tango" une danse fragmentaire qu'elle déroule de page en page, comme autant de variations d'une musique muette, dont la gravité envahit le lecteur-spectateur. Il faut entrer dans ce livre, si court, en trois temps: le texte, la gravure et... la musique. Cette dernière vous gagne petit à petit: le bandonéon, profond, lent, intense de ses noires noires va débusquer au sein de l'invisible orchestre, la sonorité allègre des cordes, "aux rubans fugaces/aux franges incertaines". L'artiste s'inquiète de ne pas atteindre le "miracle, la grâce, le juste contrepoint". Qu'elle sache qu'ici ce miracle s'accomplit.

En lisant, en regardant ce livre court, on aurait envie de savoir comment le texte et la gravure se sont imbriquées l'une l'autre, l'une contre l'autre, l'une dans l'autre. C'est là sans doute que réside la magie de ce livre: faire de ces entrelacements de l'image et des mots, une énigme que l'on n'aimerait pas dévoiler. C'est une liberté belle que nous laissent à la fois Corinne Hoex et Martine Souren de nous abandonner à notre rêverie, un peu comme l'"éphémère" de la nuit qui finit par s'abandonner à l'envoûtement du ...tango que l'on entend, entre les interstices des mots, dans la confrontation du graphisme et de la graphie. Le poème s'achève ("car il faut danser/cette plainte sombre/telle une femme entière") et déjà, venu d'une mémoire lointaine, un "bandonéon/pousse sa plainte sombre", et nous envahit à nouveau.

Ce court livre pourrait être la carte de visite de la maison d'édition L'Esperluète, dont le signe  alphabétique le plus sensuel qui soit, le langoureux sinusoïdal  &, évoque à la fois une danse et un dénouement, un lien et un espace, un temps et un infini, cet infini  auquel il ressemble, comme s'il en provenait, comme s'il en était une déclinaison graphique.

Jean Jauniaux, Bruxelles le 21 février 2017

Sur le site de l'éditeur:

Tango
Corinne Hoex poème • Martine Souren gravures (eaux fortes) 
8 € • 10,5 x 20 cm • 20 pages • isbn 9782359840711 • 2016 • collection Cahiers

Une femme danse le tango, dans l’attente et la tension. Elle préférerait une robe qui lui tienne au corps loin des rubans et des falbalas. On devine qu’elle aimerait également un danseur à sa hauteur !
Par ce poème tout en suggestion, Corinne Hoex révèle le rythme et l’impulsion de la danse, mais aussi ceux de l’écriture. Les mots y trouvent leur mouvement propre, une forme d’autonomie dans la répétition qui chante la sensualité du tango.
Les gravures de Martine Souren rencontrent à merveille ces mots-là. Cette série d’eaux-fortes créée au contact de danseurs de tango nous parle tout autant de la femme que de ses robes, de la sensualité du trait et des gestes qui se déploient.
La rencontre entre ces deux univers ne pouvait mieux se faire.

Actualité : Exposition de gravures de Martine Souren à la Boutique/Atelier/Galerie Brock'n'Roll à La Louvière, du 19 janvier au 4 mai 2017. Plus d'infos ici.




mardi 17 janvier 2017

Le grand fou-rire de la dame du huitième ou une soirée au théâtre de La Valette à Ittre

Le grand fou-rire de la dame du huitième ou une soirée au théâtre de La Valette à Ittre

A propos de la pièce

"Le vaudeville et le veau des champs, ou le magnolia"
de Jacques De Decker
mise en scène de Leonil Mc Cormick
jusqu'au 12 février 2017


Il n’est pas si fréquent au théâtre que le soudain fou-rire d’une spectatrice oblige les acteurs à interrompre le déroulement de la pièce jusqu’à ce que s’apaise l’incontrôlable et communicative hilarité du public. Nous étions à la première de la représentation de la pièce « Le Vaudeville et le Veau des Champs ou le Magnolia » de Jacques De Decker, lorsque, derrière nous, au huitième rang de la salle du théâtre de la Valette, où nous nous réjouissions des échanges entre les personnages imaginés par l’auteur, les dossiers de notre rangée furent saisis de mouvements telluriques, bien vite suivis par ce qui leur avait donné naissance : l’irrépressible fou-rire d’une dame qui ne parvint plus à retenir cette poussée de « mouvements de la bouche et des muscles faciaux, accompagnés d'expirations plus ou moins saccadées et bruyantes » (Larousse)
Ah ! qui dira le bonheur, les sourires, les rires de la centaine de spectateurs qui emplissaient le théâtre de leur écoute souriante et attentive du vaudeville que nous offraient, dans une mise en scène de Leonil McCormick, les quatre comédiens (Charlotte Allen, Séverine De Witte, Florent Menotti et Benoît Strulus) incarnant Marie-Antoinette, Joséphine-Charlotte, Hadrien et Julien,

Un vaudeville ? De quoi s’agit-il ? Une « comédie légère fondée sur l'intrigue et le quiproquo. » nous dit le Larousse en ligne. C’est aussi le sujet auquel, le « Veau des villes », Hadrien, consacre une thèse savante et le moyen qu’utilise le dramaturge pour donner le ton de la comédie qu’il écrivit en l’an 2000 et fit jouer une première fois au Théâtre du Parc, mais aussi en proposer ce dont ce genre théâtral datant du XVIII ème siècle peut nous indiquer aujourd’hui : un instrument d’optique dirigé vers ce microcosme qu’aime à observer De Decker, le couple. En choisissant, genre oblige, de faire de Marie-Antoinette la maîtresse de deux amants, qui, bien sûr, ignorent l’existence de leur alter ego, il développe une première série de malentendus dont le spectateur, au courant lui de la duplicité de la jeune femme, se délecte. L’amie – pharmacienne et lesbienne – de Marie-Antoinette est la confidente-conseillère de l’amoureuse volage. Joséphine-Charlotte, derrière le comptoir de son officine, prodigue à son amie les conseils bienveillants que lui inspirent les sidérants désarrois de l’amante indécise. Mais l’apothicaire et son amie (que nous ne verrons pas), se posent aussi une question existentielle : celle d’élargir le couple en lui donnant une progéniture. Mieux : en l’agrandissant à deux bambins qu’il ne reste plus qu’à « faire ». Qui seront les géniteurs de ces deux jeunes femmes, appelées à sacrifier à l’hétérosexualité le temps de la conception des bébés ? Et de quelle manière cette procréation improbable pourra se réaliser ? Nous vous en laissons la surprise.

Le décor judicieusement aménagé donne à chacune des saynètes (la pharmacie, la maison de campagne d’Hadrien et le studio en ville de Julien) un lieu qu’en bande dessinée on qualifierait de « ligne claire ». Il met en lumière ce qui fait de cette comédie un vrai vaudeville : l’échange vif et rapide entre les personnages, l’allusion constante à ce qui leur est inconnu et qui fait la joie du spectateur omniscient, l’effet de surprise (la piscine qui réunit les deux compères lors d’un entraînement de water-polo vaut toutes les résolutions sportives que nous sommes nombreux à revendiquer après les excès des « fêtes »), les « mots d’auteur » (un des objets d’étude de notre « veau des villes – intellectuel »), les croisements subtils auxquels oblige la loi du quiproquo, les dévoilements évités de justesse, les scènes épurées, les répliques en rafales courtes...
Nous avons assisté à la première de la pièce, la représentation qui met le plus en danger le dispositif dramaturgique et le jeu des comédiens, confrontés pour la première fois au vrai public. Hormis quelques petits ajustements de rythme au début de la pièce, facilement identifiables et qui ne manqueront pas d’être rectifiés, le jeu des acteurs donnait à chaque personnage son identité faite de doutes, de bonheurs, d’émerveillements, d’indécision face à l’énigme du sentiment amoureux, à l’incertitude du couple, à l’affrontement du quotidien, à l’impermanence des liens, en peu de mots : à ce qui fait de chacun de nous une individualité complexe dont il faut bien s’arranger.
Sous la direction ingénieuse et subtile de Leonil Mc Cormack qui signe la mise en scène, chacun des comédiens donne à chaque personnage sa singularité, mettant en valeur avec un jeu varié, tout en finesse et justesse de ton. Marie-Antoinette, ingénue ambiguë fait  habilement tourner les coeurs au risque du sien, Joséphine-Charlotte faussement débonnaire s'essaie à la raison mais le coeur reste aux aguets, quant aux deux jeunes hommes ils développent avec intelligence et drôlerie leurs différences si complices pourtant, même en l'ignorant.

Une des fonctions (et un des bonheurs) du théâtre, en particulier de la comédie, réside sans doute dans la faculté de nous proposer un miroir sans tain, dans lequel nous voyons à la fois notre reflet et la représentation de ce que nous sommes, avons été ou pourrions être. 
Y a-t-il meilleur instrument d’approcher l’autre,  d’en accepter le mystère si proche du nôtre ?

Le théâtre de De Decker, comme ses romans et nouvelles, sont œuvre de portraitiste. Il se joue de la pudeur et de la réserve qui lui sont naturelles, pour nous livrer ce qu’il observe de son prochain, sans indulgence mais avec le sourire de celui qui n’est ni dupe ni juge. Comme l’artiste au moment de placer la lumière du regard dans le visage qu’il achève de peindre, Jacques De Decker donne à ses personnages cette humanité bienveillante qui nous les rend, l’auteur et eux, si attachants.

Ecrivant cette courte recension, nous ne pouvons nous empêcher d’entendre le grand fou-rire de la dame du huitième rang. Il aurait suffi de l’enregistrer et de vous la faire entendre pour vous convaincre de vous rendre toutes affaires cessantes à Ittre où la pièce se donne au théâtre de la Valette jusqu’au    12 février.

Edmond Morrel, Ittre, le 15 janvier 2017

Leonil Mc Cormick et Jacques De Decker lors d'une répétition


jeudi 29 décembre 2016

"Prison à vie": ce que risque la romancière Asli Erdogan



December 29, 2016
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Ce 29 décembre s'ouvre à Istanbul le procès d'Asli Erdogan.

Elle encourt une peine de prison à vie pour ce que nous appelons, dans les pays démocratiques de l'Union européenne, un délit d'opinion.

J'ouvre régulièrement, pour en lire quelques lignes et ainsi songer à elle, "Le bâtiment de pierre" un court recueil de récits, publié chez Actes Sud, qui accompagne les chroniques que la romancière publie dans Ozgur Gündem, journal pro-kurde. Ce bâtiment de pierre désigne  la prison de Bakırköy à Istanbul dans laquelle la romancière est incarcérée depuis le 16 août.

Voici, page 53, quelques lignes extraites du récit "Le coeur du labyrinthe" que je recopie en songeant à elle:

"En cheminant dans les méandres déserts du bâtiment de pierre, au long des couloirs secrets enfouis dans une pénombre bleutée, en franchissant des portes qui s'ouvrent et se referment promptement sans retour possible, comme des tourniquets, tu atteins le coasse du labyrinthe. Un coeur vaste, bien réel, dut comme un coup de poing. C'est une salle vide, froide, blanche, comme une pierre tombale, semblable à toutes les salles verrouillées de ta mémoire"

Ce matin, à Bruxelles, capitale de l'Union européenne, le ciel est bleu et nous pouvons le voir; l'air est glacé, et nous pouvons le respirer.


Jean Jauniaux



Asli Erdogan est membre d'honneur de PEN Club Belgique, le centre belge francophone de PEN International. 
Sur le banc des accusés se retrouveront aussi, ce même jour, la linguiste Necmiye Alpay, les journalistes Inan Kizilkaya et Zana Kaya. Cinq autres intellectuels, qui ont échappé à la police turque, seront jugés par contumace. 
Le procès se tient à la 23e chambre de la cour d’assises du palais de justice de Cagayan. Les dimensions de la salle d'audience dans laquelle se déroulera le procès est trop petite pour que puissent y assister les représentants des associations des droits de l'homme, les journalistes, les diplomates étrangers, les amis ou les parents. 




samedi 17 décembre 2016

"Le mystère de Jean l'oiseleur" 
de Jean Cocteau
Edition Les Saints-Pères
("Editeur de manuscrits" )




Avec toute la fulgurance de la poésie romantique, Alfred de Musset avait exprimé déjà la puissance du chagrin dans l’inspiration esthétique lorsqu'il ouvrait sa Nuit de Mai avec ces deux vers d’une perfection radicale :

« Les plus désespérés sont les chants les plus beaux
et j’en sais d’immortels qui sont de purs sanglots »

S’il fallait vérifier cette douloureuse assertion, il suffirait d’ouvrir à n’importe quelle page Le mystère de Jean L'Oiseleur - enfin re-publié - qu’inspira à Jean Cocteau la mort brutale de Raymond Radiguet, emporté par une fièvre typhoïde en décembre 1923.  « Seul, stupéfait de tristesse », Cocteau a perdu l’homme qu’il aimait. L’auteur du Diable au corps  avait à peine vingt ans. Jean Cocteau plongé dans une dépression abyssale, se retire sur la côte d’Azur à Villefranche-sur-Mer. Dans sa chambre d’hôtel, l’idée du suicide hante celui qui se dit « amputé du meilleur de (lui-) même ».

"Les trente planches qui suivent ne dénoncent aucune vanité", écrit-il en 1924. "Le hasard dune chambre d'hôtel petite avait placé ma table devant l'armoire à glace. J'étais seul. Je cherchais les nombreuses manières de résoudre un même visage..."

On l’imagine, assis dans cette chambre, perdu dans le chagrin et la dépression, le regard vide, le cœur battant en sanglots. Face au miroir de sa chambre d’hôtel, il installe une table, y dépose du papier, des crayons et se laisse porter par la plus originale des investigations du deuil : il réalise jour après jour trente et un autoportraits. Il mes accompagnera ensuite ("j'ajoutai quelques notes en marge pour faire une surprise <à l'éditeur Edouard Champion>" ) de textes courts, aphorismes et  pensées. David Gullentops - dans une analyse qui, avec la belle préface de Dominique Marny, la petite nièce de Cocteau, introduit l'ouvrage - évoque en quoi ces monologues  annoncent « une nouvelle période de création. »

La démarche de Cocteau appartient-elle à un travail de deuil, à la fois par la nécessité vitale de créer, le besoin d’explorer par l’autoportrait la survivance de l’être aimé dans le regard de celui que la mort a abandonné au chagrin, et, déjà, l’organisation des lendemains à vivre, puisque la mort ne sera pas choisie.

Les Editions des Saints Pères complètent avec « Le mystère de Jean L’Oiseleur » une bibliothèque où se côtoient des manuscrits de Hugo, Flaubert, Carroll, Baudelaire, Verne, Vian et d’autres encore.

Elles nous donnent ici cet énigmatique bonheur de contempler l’entrelacement des dessins et textes manuscrits qui, à l'évidence, ont distrait le poète de la tentation suicidaire , par la beauté et la création, au soleil noir du désespoir dans l’encrier duquel il plonge la plume salvatrice.

Songea-t-il alors à ces autres vers de Musset?

Rien ne nous rend si grands qu'une grande douleur.
Mais, pour en être atteint, ne crois pas, ô poète,
Que ta voix ici-bas doive rester muette.



Edmond Morrel, le 17 décembre 2016





vendredi 16 décembre 2016

"L'Art de la couverture" au Centre belge de la BD



Les grandes expositions  du CBBD 
"L’art de la couverture"

Depuis le 20 septembre et jusqu’au 28 mai 2017, le Centre belge de la bande dessinée invite ses visiteurs à parcourir une exposition consacrée à l’art de la couverture. N’avons-nous pas conservé, dans notre mémoire inconsciente, telle ou telle couverture d’un album de BD (ou de n’importe quel autre livre) qui est indissociablement liée à ce bonheur indéfinissable né de l’imaginaire, de l’envie de fiction, du besoin de nous entendre raconter des histoires. Promener son regard sur les couvertures sélectionnées et commentées par Valérie Constant, la commissaire de l’exposition, restitue à chacun des panneaux la rêverie heureuse, énigmatique, stimulante dont chacune de ces couvertures était la fenêtre...

Nous avons effectué une visite guidée de l’exposition sous la conduite de sa commissaire, Valérie Constant.

Si au cours de ces congés de fin d’année, vos pas vous conduisent au Centre belge de la bande dessinée, escaladez la volée d’escalier et abandonnez-vous à la nostalgie heureuse des premières lectures...

Edmond Morrel, le 16 décembre 2016.

Nous avons rencontré la commissaire de l'exposition, Valérie Constant, dont l'interview est en ligne sur la webradio Espace-livres 


20.09.16 > 28.05.17
L’Art de la Couverture

" Chaque lecteur de BD a un jour été marqué par une couverture d’album au point que son contenu s’entremêle, dans son esprit, avec l’illustration de celle-ci. Quand cela arrive, c’est pour la vie. L’art de la couverture repose sur un équilibre difficile à atteindre, entre les souhaits de l’auteur et ceux de l’éditeur, directeur artistique et marketing-man en tête. Faut-il d’abord accrocher le regard du candidat acheteur ou privilégier un travail artistique rendant justice au récit en images ? Ce dilemme, auteurs et éditeurs le connaissent bien. Les visiteurs de l’exposition y seront à leur tour confrontés… dans cette exposition interactive dont les échos occuperont longtemps les réseaux sociaux.

Commissaire : Valérie Constant
Avec le soutien de la Région de Bruxelles-Capitale "