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vendredi 13 novembre 2015

MON's Livre: le salon du livre de MONS les 21 et 22 novembre 2015




Catherine Hocquet n’a pas attendu que Mons soit désignée Capitale européenne de la Culture pour créer "MONS Livre". Il faut à n’en pas douter y voir un signe : MON’s Livre, dès son lancement en 2012 était conçu pour s’inscrire dans la durée. Et preuve en est faite : l’édition 2015 de ce Salon en passe de devenir une des plus importantes manifestations consacrée au livre en Wallonie. De 75 exposants, 100 auteurs et 2125 visiteurs lors de la première édition en 2012, MON’s livre pouvait déjà annoncer le double de participants et visiteurs un an plus tard, pour la deuxième édition. Qu’en sera-t-il cette année : l’enthousiaste Présidente de MON’s Livre répond à cette question et à bien d’autres dans l’entretien qu’elle nous a accordé le 12 novembre...
On ne manquera pas de souligner la priorité donnée aux auteurs belges (dont les trois parrains : Arnaud Stouffs, Jean-Claude Servais et Jean-Baptiste Baronian dont le dernier ouvrage, "Le dictionnaire amoureux des Belges" a été évoqué sur espace-livres déjà et contient, bien sûr, une entrée consacrée à la ville du Doudou !) .
Ne serait-ce qu’à ce titre, il faudrait saluer la détermination des organisateurs à valoriser une des littératures francophones les plus dynamiques, originales et inventives qui soit, quoiqu’en disent, écrivent et pensent les commentateurs belges de la vie littéraire, trop souvent aspirés dans le sillage du marketing des ouvrages venus d’outre-Quiévrain. Ce ne sera pas la moindre des qualités de MON’s Livre que sortir de l’ombre factice que leur fait l’édition germano-pratine les éditeurs et écrivains belges que l’on pourra rencontrer, écouter, et lire grâce à ce Salon du livre qui vaut décidément le détour... 
Et, de surcroît, l’entrée est gratuite !

Edmond Morrel, le 12 novembre 2015

dimanche 4 octobre 2015

Charles Dantzig: Le grand roman de l’amour au temps de la haine

A raison le dernier roman de Charles Dantzig se trouve dans les listes des Prix littéraires. même si ceux-ci escamotent parfois les centaines d'autres romans publiés à chacune des rentrées, on ne peut que se réjouir de cette mise en lumière d'un livre et d'un auteur que nous avions rencontré déjà à plusieurs reprises sur www.espace-livres.be . une occasion de le ré-écouter ? Pourquoi s'en priver: il est aussi un excellent "client" pour les intervieweurs radio et a l'art d'enchanter les auditeurs... (Le 8/10/2015)


"Histoire de l'amour et de la haine" de Charles Dantzig

Erudit, fin lettré, auteur d’encyclopédies et de romans, d’essais et de poèmes, animateurs d’émission de radio (France Culture) , éditeur (Grasset), Charles Dantzig est un interlocuteur savoureux, volubile dont réaliser l’interview constitue toujours une heureuse jubilation. Nous l’avons rencontré à Bruxelles à l’occasion de la publication de son dernier roman en date dont la quatrième de couverture dit, avec justesse, qu’il s’agit du "grand roman de l’amour au temps de la haine". Situé en France, entre les premières manifestations contre le "mariage pour tous" et l’adoption de la loi, le roman est une sorte de "manuel", dont les chapitres se répartissent en 23 parties, alternant fiction et commentaires. C’est stylé, vif et s’inscrit dans la ligne de ce romancier du contemporain dont un des combats est de lutter contre le populisme en littérature et de lui préférer l’esthétique. Ce livre est, en quelque sorte, un exemple à l’appui de cette thèse que Dantzig défend aussi dans sa revue littéraire "Le Courage".
Edmond Morrel , Bruxelles, fin août 2015

mardi 25 août 2015

Rencontrer 
Charles Dantzig

Je rencontre dans quelques jours Charles Dantzig pour un interview à l'occasion de la parution de son dernier livre "Histoire de l'amour et de la haine" (Editions Grasset) 
En préparant cet entretien, je pianote sur Internet, intrigué par la production prolifique de l'écrivain dont un des livres est un monument à la gloire impertinente de la littérature, son "Dictionnaire égoïste de la littérature française" (Grasset) et m'offre un inépuisable bonheur à chaque fois que je l'ouvre pour en lire une entrée.

En essayant de me faire une idée de l'ensemble de sa production, je "tombe" sur l'indication d'un programme radio qu'anime Charles Dantzig sur France Culture : "Secret professionnel" et j'écoute, en écrivant ces lignes , la voix de James Joyce qui vient d'interrompre un dialogue entre Dantzig et Sollers à propos de l'auteur de "Ulysses"...
Il y a des joies inattendues à préparer un interview... me dis-je ne entendant la voix d'outre-tombe de Joyce lire "Finnegan's Wake" , bientôt remplacée par celles de Dantzig et Sollers qui semblent surenchérir sans cesse d'érudition Joycienne! 



dimanche 23 août 2015



"La petite femelle" 
de Pierre Jaenada 

Nous avions rencontré Philippe Jaenada à l'occasion de la sortie de son précédent roman, "Sulak" qui nous avait à la fois ému et enchanté. La manière qu'a Jaenada d'explorer les archives de l'histoire pour tenter d'y dénicher la vérité complexe du destin de personnages comme Sulak, ou ici, Pauline Dubuisson, constitue une remarquable démonstration d'une des fonctions du romanesque: tenter de comprendre sans juger. 

Voilà pour l'émotion. 

L'enchantement naît du style si original de Jaenada. Entrelaçant la démarche de l'écrivain, sa vie personnelle, ses observations ironiques sur lui-même et sa manière d'écrire à l'histoire dont il dénoue l'écheveau, Jaenada détourne le lecteur de l'attendrissement et aiguise son intransigeance face aux faits que le romancier dévoile petit à petit. Du grand art. Une manière pour dire toute la vérité et rien que la vérité...ce qui a, à l'évidence manqué au procès de Pauline Dubuisson.

Nous rencontrerons Philippe Jaenada pour un interview qui sera mise en ligne bien sûr sur le site de la webradio www.espace-livres.be où se trouve toujours la rencontre que nous avions enregistrée à propos de "Sulak" . 

Il nous avait dit à l'époque quelle était, selon lui, la fonction de la littérature...

Edmond Morrel, près de Malo-Les-Bains,  23 août 2015

Pour les références du livre et autres liens, voyez ci-dessous...

mardi 31 mars 2015

Le Clézio: la fraternité-monde

Rencontre avec Jean-Marie Le Clézio



En préparant cette rencontre avec Jean-Marie Le Clézio, j’ai rassemblé les livres que j’avais conservé de lui dans mes différentes bibliothèques. Le plus ancien était une édition de 1984, en Folio, de "l’extase matérielle". J’avais perdu sans doute dans un déménagement la première édition dans laquelle j’avais lu cet essai qui m’avait littéralement submergé à l’époque, en 1973. Il y a des livres qui ne vous quittent jamais : celui-là, avec "La Peste" et "Don Quichotte" m’a toujours accompagné. Mon exemplaire Folio de 1984 est cassé, décollé, annoté, surligné et souligné, fluotté...